Généalogie et ADN : Les Secrets de la maison de France dans la Revue française de Généalogie

Dessin à l’encre et à l’aquarelle : un arbre généalogique dont les racines deviennent une double hélice d’ADN les ancêtreset ce qu’ils nousont transmis

Je ne m’y attendais pas du tout. Un jour, au téléphone, Jean-Louis Beaucarnot. Le « pape de la généalogie » avait lu Les Secrets de la maison de France et voulait m’en parler, directement. Ce qui l’avait intéressé ? La place que je donne dans le roman à la recherche ADN, celle qui est en train de bousculer la généalogie.

Un appel du « pape de la généalogie »

On le surnomme le « pape de la généalogie », et ce n’est pas usurpé. Depuis les années 1980, Jean-Louis Beaucarnot a fait découvrir la généalogie au grand public, à la radio, à la télévision et dans des dizaines de livres, dont son Dictionnaire amoureux de la généalogie. C’est aussi un grand spécialiste des noms de famille et de l’histoire de nos villages.

Pour un premier roman, être appelé par lui, c’est une très belle surprise. Nous avons parlé du livre, de Madeline, et surtout de l’ADN. Sa chronique a ensuite paru dans La Revue française de Généalogie, le magazine de référence de tous ceux qui recherchent leurs ancêtres.

Cette chronique, je l’ai retrouvée l’autre jour en rangeant mes papiers. Elle date de 2020. Depuis, le débat sur les tests ADN n’a fait que grandir, et la question de Madeline me paraît plus actuelle que jamais.

Chronique de Jean-Louis Beaucarnot sur Les Secrets de la maison de France, roman de Jean K. Saintfort, dans La Revue française de Généalogie n° 250
La Revue française de Généalogie, n° 250, octobre-novembre 2020 : la chronique de Jean-Louis Beaucarnot.

Une histoire bien menée, à partir d’un héritage laissé par sa grand-mère française à sa petite-fille américaine, avec une énigme généalogique à la clé.— Jean-Louis Beaucarnot, La Revue française de Généalogie

Madeline et la brosse à cheveux d’Adèle

Madeline vit à New York. À la mort de sa grand-mère Adèle, elle reçoit une lettre qui lui annonce un secret, et une maison qui l’attend en France. Elle revient. Elle fouille les Archives départementales, les vieux papiers, elle interroge ceux qui ont connu Adèle.

Mais ce secret la taraude. Alors Madeline se met à recueillir des cheveux de ses grands-parents. Ceux d’Adèle, elle les retrouve sur sa brosse. La brosse à la main, Madeline se sent soudain coupable. En a-t-elle le droit ? Adèle l’aurait-elle voulu ?

Dessin à l’encre et à l’aquarelle : la brosse à cheveux d’Adèle, posée de biais, avec quelques cheveux blancs, et une enveloppe à son nom Adèle Quelques cheveux, et toute une histoire.

Jusqu’où peut-on aller pour comprendre sa propre histoire ?

C’est ce dilemme qui a retenu l’attention de Jean-Louis Beaucarnot. Car Madeline n’est pas seule à se poser la question. Beaucoup de familles s’y trouvent confrontées aujourd’hui.

Vieilles photos de famille et cartes postales empilées, point de départ d’une recherche généalogique
Vieilles photos et cartes postales, le point de départ de bien des recherches. Photo : Jon Tyson / Unsplash

L’ADN, la nouvelle frontière de la généalogie

Pour Jean-Louis Beaucarnot, la généalogie a connu trois révolutions. La première, dans les années 1980 et 1990, l’a mise à la portée de tous. La deuxième est venue d’Internet, qui permet de consulter les archives depuis chez soi. La troisième, c’est l’ADN.

Les trois révolutions de la généalogie selon Jean-Louis Beaucarnot : la généalogie pour tous, Internet, puis l’ADN Les trois révolutions de la généalogie Années 1980-1990 la généalogiepour tous Années 2000-2010 les archivesdepuis chez soi Aujourd’hui l’ADN entredans l’arbre

Un simple prélèvement de salive, envoyé à un laboratoire, et voici ce que l’on peut découvrir :

Ses originesUne estimation des régions du monde d’où viennent nos ancêtres.
Des cousinsDes parents inconnus, parfois à l’autre bout du monde, qui partagent une part de notre ADN.
Des secretsUne filiation confirmée, un père retrouvé, une adoption éclairée… ou un secret de famille qui refait surface.

Le paradoxe français

En France, ces tests restent interdits en dehors d’un cadre médical ou judiciaire. La France est l’un des rares pays de l’Union européenne dans ce cas. Pourtant, selon un rapport du Conseil économique, social et environnemental publié en avril 2026, entre 1,5 et 2 millions de Français y ont déjà eu recours, en passant par des laboratoires étrangers. Au printemps 2026, une proposition de loi a relancé le débat pour les autoriser à des fins généalogiques.

Le sujet passionne tant Jean-Louis Beaucarnot qu’il lui a consacré un livre entier, écrit avec la spécialiste Nathalie Jovanovic-Floricourt : Quoi de neuf dans la famille ? Notre arbre généalogique à la lumière des tests ADN (Buchet/Chastel, 2021). Des histoires de familles bouleversées, et parfois réparées, par un simple test.

Et vous, à la place de Madeline ?

J’aimerais beaucoup connaître votre avis.

  • Auriez-vous pris les cheveux sur la brosse ?
  • Feriez-vous un test ADN pour retrouver vos origines ?
  • Faut-il l’autoriser en France, comme chez la plupart de nos voisins ?
  • Un secret de famille doit-il toujours être levé ?

Vos réponses, comme vos impressions de lecture, sont réunies sur la page du roman. Je lis chacun de vos messages, et je prends toujours le temps d’y répondre.

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Couverture du roman Les Secrets de la maison de France de Jean K. Saintfort : un arbre aux racines profondes

Les Secrets de la maison de France

Un secret de famille, une maison en Lorraine, un notaire fantasque et la lettre posthume d’une grand-mère. Un roman joyeux qui rassemble les générations.

« Vois-le comme un terreau pour l’éclosion de fleurs nouvelles. » Adèle

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Pour aller plus loin

Dessins originaux réalisés pour cet article. Chiffres sur les tests ADN : rapport du CESE (avril 2026), cité par LCP.